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La CENCO s’inquiète sur les irrégularités enregistrées lors des élections du 30 Décembre en RDC

La Conférence des évêques catholiques en République démocratique du Congo attire l’attention sur les irrégularités qui pourraient remettre en question les résultats des élections déjà retardée de deux ans. La Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) n’a pas précisé qui, selon elle, avait gagné.

La conférence des évêques prévoyait publier un rapport d’observation préliminaire au début de cette semaine du 30 décembre, mais a retardé sa publication lorsque les connexions Internet et les services de messagerie texte ont été fermés dans tout le pays. les évêques de la RDC ont publié hier Jeudi 03 Janvier leur rapport préliminaire sur les élections.

Mais la CENI a déclaré que l’annonce du résultat, attendue dimanche, pourrait être retardée. Le président, Corneille Nangaa, a déclaré que les centres de dépouillement attendaient toujours que plus de 80% des votes soient soumis par les bureaux de vote locaux.

Dans une déclaration du 31 décembre, la conférence des évêques avait fait part de ses préoccupations concernant les irrégularités pendant élections, y compris les électeurs enrôllés qui ont été chassé des bureaux de vote parce que leurs noms ne figuraient pas sur les listes et des témoins de l’opposition chassés des bureaux de vote par des policiers.

Dimanche au cours de son hebdomadaire Angelus, le pape François a prié  pour les personnes qui souffraient en RDC de violences et d’Ebola pendant que se déroule les élections attendues.

« J’espère que tout le monde est déterminé à maintenir un climat de paix qui permettra un déroulement régulier et pacifique des élections », a-t-il déclaré.

A kinshasa la capitale, en debut de la semaine les catholiques ont rejoint les protestants  afin de prier pour le pays lors des services œcuméniques auxquels ont assisté certains candidats à la présidentielle.

Ce jeudi 3 janvier les évêques ont exhorté les autorités de dire la vérité et à annoncer les résultats prochainement. La conférence des évêques de la RDC a été l’une des organisations qui ont envoyé des observateurs électoraux dans les bureaux de vote à travers le pays. Environ 40 000 observateurs de faire rapport à la CENI sur le processus électoral. Les responsables de la CENCO ont également noté qu’environ 1 million de personnes n’ont pas pu voter en raison d’une épidémie mortelle d’Ebola dans certaines régions du pays. Les élections ont été reporté jusqu’au mois de mars dans certaines villes touchées, après la prise de fonction du nouveau président.

L’opposition s’était déjà plaint d’irrégularités pendant les élections du 30 Decembre. Alors que l’attente des résultats se poursuit, le gouvernement a bloqué le signal d’une chaîne de télévision appartenant à un politicien de l’opposition.
Le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, a accusé Canal Congo d’avoir annoncé les résultats des élections avant l’annonce officielle. Cela intervient quelques jours après la fermeture d’Internet à l’échelle nationale. Canal Congo appartient à Jean Pierre-Bemba qui a été empêché de se présenter à la présidence en raison de sa condamnation par la Cour pénale internationale (CPI) pour subornation de témoins lors de son procès pour crimes de guerre. Jean Pierre-Bemba soutient l’homme d’affaires Martin Fayulu, candidat à la présidence.

Outre le blocage de Canal Congo, les autorités congolaises ont également coupé le signal d’émissions de la Radio France Internationale (RFI). Ils ont aussi retiré l’accréditation de l’une de ses journalistes de RFI, Florence Morice, l’accusant de violer la loi électorale.

« Nous n’allons pas laisser une station de radio jeter de l’essence sur les flammes à un moment où nous attendons la compilation des résultats provisoires », a déclaré M. Mende à l’agence de presse AFP.

RFI a nié l’accusation et a défendu son journaliste. Les observateurs de l’Union Africaine et de la SADC (Communauté de développement de l’Afrique australe) ont décrit les élections de dimanche dernier comme « raisonnablement bien gérées ».

Cependant, l’équipe d’observateurs de l’Église catholique romaine a signalé plus de 100 cas de refus d’observateurs électoraux d’accéder aux bureaux de vote. Il a ajouté qu’environ 20% des bureaux de vote avaient ouvert tardivement et que des bureaux de vote auraient été déplacés à la dernière minute. Lors d’une conférence de presse dans la capitale, Kinshasa, le porte-parole, le père Donatien Nshole, a déclaré que « les données en sa possession issues du dépouillement des votes indiquent le choix d’un candidat à la présidence ».

Il a appelé les autorité congolaises « à publier les résultats des élections conformément à la vérité et à la justice ».

Selon la BBC News, les observateurs électoraux des autres organisations ont également signalé plusieurs problèmes, notamment le dysfonctionnement des machines à voter, l’ouverture tardive des bureaux de vote, le changement rapide des lieux de rendez-vous et des urnes qui ne donnaient pas électeurs la possibilité de voter en secret.

Les évêques de la RDC ont déjà joué un rôle clé dans la médiation d’un accord entre la coalition politique au pouvoir et les leaders de l’opposition, qui avait abouti à l’accord du 31 décembre 2016 ayant permit à Kabila de rester au pouvoir malgrés l’expiration de son mandat, jusqu’à l’organisation des élections decembre 2018.

Trois principaux candidats sont encourse pour présidence. Emmanuel Ramazani Shadary l’ancien ministre de l’Intérieur qui a le soutient de Kabila. Shadary est le candidat du FCC , la coalition des partis au pouvoir. Il y a aussi Felix Tshisekedi le leadeur de l’UDPS, il est le fils de Etienne Tshisekedi l’opposant historique du parti d’opposition. Felix Tshisekedi est en coalition avec l’opposant Vital Kamerhe, l’ancien president de l’assembée national et leader l’UNC. Ensuite Martin Fayulu, un député national ancien Directeur dans le secteur pétrolier.

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