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L’ONU exhorte le gouvernement Congolais à rétablir les services Internet de toute urgence

Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la liberté d’expression, David Kaye, a exhorté la République démocratique du Congo (RDC) à rétablir d’urgence les services Internet, soulignant que le blocage continu de toutes les télécommunications de base constituait une violation flagrante des droits internationals.

Selon David Kaye, le fermeture de l’internet aurait empêché les observateurs électoraux et les témoins de partager des informations entre les bureaux de vote ruraux et les centres locaux qui compilent les résultats. Cela entrave également la capacité de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en RDC, Monusco, à communiquer avec ses partenaires sur le terrain, y compris ceux offrant une protection aux civils vulnérables.

En 2016 le Conseil des droits de l’homme avait adopté une résolution condamnant sans équivoque, en tant que violation des droits de l’homme internationaux, toutes les mesures qui empêchent ou perturbent intentionnellement l’accès à Internet et la diffusion d’informations en ligne sur internet.

En 2015 la Déclaration commune des Nations Unies et des experts régionaux sur la liberté d’expression avait déclaré que les fermetures d’Internet étaient des mesures qui ne pourraient «jamais être justifiées au regard du droit des droits de l’homme.

L’expert de l’ONU a déclaré qu’il continuerait à suivre de près l’évolution de la situation en RDC et qu’il se tiendrait là pour aider les autorités, comme demandé.

Plus d’une semaine après que les électeurs se soient rendus aux urnes pour se choisir un nouveau président en République démocratique du Congo, les résultats n’ont pas encore été annoncés et toutes les télécommunications de base restent fermées, a rapporté l’ONU.

« L’accès à l’information est crucial pour la crédibilité du processus électoral en cours », a déclaré Kaye, ajoutant que « les fermetures sont dommageables non seulement pour l’accès des personnes à l’information, mais également pour leur accès aux services de base ».

Un haut responsable gouvernemental a déclaré que les autorités avaient coupé Internet et les services de messagerie texte pour préserver l’ordre public après que des « résultats fictifs » aient commencé à circuler sur les médias sociaux, affirmant qu’ils seraient restaurés après l’annonce des résultats préliminaires qui devaient être annoncés le 6 janvier mais reporté.

Les autorités de la CENI  affirment que le dépouillement à pas d’escargot est dû au fait que seuls les bulletins de vote comptés manuellement peuvent être utilisés. Mais plusieurs critiques affirment qu’il pourrait  s’agir d’un stratagème pour le président en exercice, Joseph Kabila, rester au pouvoir.

 

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