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UDPS fait appel à des pourparlers entre Félix Tshisekedi et le président Joseph Kabila pour une passation apaisée de pouvoir

Le plus grand parti d’opposition en République Démocratique du Congo affirme que son leader est le «présumé» vainqueur de l’élection présidentielle du 30 décembre, malgrés  les nombreuses iregularités électorales identifiés par les observateurs. Il a aussi été largement reconnu que les élections ont été marquées par la violence et la répression des électeurs.

La CENI  n’a pas encore publié les résultats des élections du 30 décembre, alors que cette publication des resultats devait être fait le dimanche dernier. Mais ce mardi l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) a appelé à des pourparlers entre son candidat, Félix Tshisekedi, et le président sortant, Joseph Kabila pour une passation apaisée de pouvoir.

Le secrétaire général de l’UDPS, Marc Kabund, a évoqué la possibilité que son parti et Kabila envisagent de partager le pouvoir.

« En ce qui concerne les rumeurs d’un rapprochement entre le président sortant, Joseph Kabila, et le candidat présumé de l’élection, en l’occurrence Félix Tshisekedi Tshilombo, l’UDPS souhaite préciser que cela doit être considéré dans le contexte de la réconciliation nationale », a-t-il déclaré.

« Kabila et Tshisekedi ont intérêt à se rencontrer afin de préparer le transfert pacifique et civilisé du pouvoir. »

Etienne Tshisekedi, le défunt père de Felix, était un pilier de l’opposition congolaise qui a tenu tête à Kabila qui au pouvoir depuis 2001 ainsi son père et prédécesseur Laurent Kabila. Etienne Tshisekedi a aussi combattu le regime dictatorial de Mobutu Sese Seko, le dictateur qui a dirigé la RDC pendant 32 ans.

Seule la SADC (la Communauté de développement de l’Afrique australe), en particulier son membre le plus puissant l’Afrique du Sud, semble être en mesure d’exercer une pression suffisante sur Kabila pour accepter ce qui est visiblement la défaite de son dauphin, le candidat Emmanuel Ramazani Shadary. Cependant, le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, est resté silencieux à ce sujet. Pretoria avait refusé de soutenir une déclaration du Conseil de sécurité de l’ONU critiquant le gouvernement de la RDC pour avoir coupé l’accès à Internet et bloqué certains médias.

L’ambassadeur sud-africain auprès de l’ONU avait déclaré qu’une telle déclaration pourrait « enflammer » la situation. Le prédécesseur de Ramaphosa, Jacob Zuma entretenait des liens étroits avec la RDC. Il a toujours des nombreux partisans qui sont au pouvoir au sein du Congrès national Africain.

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